4 jours exceptionnels. Voilà si l’on veut être des plus synthétiques concernant l’édition anniversaire du Cabaret Vert. 20 ans, ça se fête et l’équipe du festival a fait le boulot afin de marquer l’occasion. Donc commencer par adresser nos sincères félicitations et souhaiter (au moins!) 20 ans de plus à l’événement ardennais, nous semblait être l’entame minimum à faire de ce report. Avec une météo globalement clémente, le Cabaret Vert a donc soufflé ses 20 bougies en compagnie d’un public de plus en plus au cours de ces 4 jours. 106 000 festivaliers au terme de l’événement et une journée sold out, en l’occurence le samedi.
N.B. : Ayant assisté à une large partie des concerts proposés durant le festival, nous avons décidé de découper le live report du Cabaret Vert en 2 parties: un reportage écrit, plutôt copieux (que voulez-vous, c’était très bon en même temps!) et agrémenté de quelques clichés et pour ceux qui souhaiteraient compléter l’expérience du festival avec les photos nombreuses de Benoît, un report essentiellement photographique et cela pour chacune des journées.
Bonne lecture.
Poursuivons. Le Cabaret Vert est aussi une grande fête des arts. Dans le gymnase Bayard, siège d’une grande partie de la logistique, il y également festival côté Bandes Dessinées. Cette année, aux libraires, présents, aux dessinateurs se prêtant au jeu de la décidace agrémentée d’un dessin, se tenait une agréable petite expo centrée sur les Chevaliers du Zodiaque (pardon Saint Seiya pour les puristes). De même, un magazine édité pour les 20 ans avec en guest Spirou était en distribution gracieuse. Des films, des débats, … bref comme chaque année, par delà la grand-messe musicale, il y a en pour tous, petits et grands car le Cabaret Vert tend clairement à cultiver un esprit festival familial, notamment les dimanche.
Passé ces premiers points, il faut tout de même évoquer dans les grandes lignes l’aspect musical de ces 4 journées ici. Une fois encore, la programmation de cette année a été qualitative. Avec des journées résolument thématiques, le public ne pouvait qu’être servi.
Derrière les visuels outranciers et la censure qui suivit sa carrière, c’est une institution de la musique qui se présente dès le premier jour.
(…) 20h30 sur la scène Zanzibar, c’est encore une fois l’un des gros concerts à voir ici et même cet été auquel je me prépare à assister. Turnstile. La bande de Baltimore est en pleine hype: les dates se rajoute au fur et à mesure, notamment en compagnie de Deftones, le public ne désemplit pas, les écoutes, voir les ventes de supports physiques sont là pour les amoureux de la musique non dématérialisée, … l’effet Grammy Awards pour l’album Never Enough est redoutablement efficace. Et c’est avec la track 1, dudit album, le titre éponyme, que la bande de Brendan Yates nous accueille, sensation garantie! Le chanteur passe de longues minutes à sauter en tout sens, jouant à faire tournoyer son micro ainsi que son pied (de micro) tel Iggy Pop.
Pas le temps de trainer, ni de se restaurer, à la minute où le rideau est tiré côté Zanzibar, il se lève sur la Razorback pour Last Train. Lancés dans une tournée estivale riche en dates, une spécialité pour les Alsaciens, ils sont de passage en terre ardennaise pour la seconde fois en presque 10 ans. Ce soir encore, c’est un mélange de titres robustes, taillés pour la scène qui sont au programme: Home, Way out, On our knees, Disappointed, Between wounds, This is me trying et la désormais incontournable The big picture. Si la communion entre le groupe et son public est indéniable, Jean-Noël haranguant les foules avant de la fouler sur On our knees, Julien offrant un jeu de scène toujours très intense et un brin emprunté à Peter Hook de Joy Division/New Order, il sera regrettable ce soir qu’une bagarre au coeur de la foule vienne entacher l’ambiance. Pendant de longues, bien trop longues minutes le concert est interrompu à l’initiative du groupe soucieux du bien être de son auditoire. La sécurité fera le reste afin de permettre la reprise du show. Un événement moins cool que la demande en mariage en plein show lors de leur passage à Décibulles d’un festivalier à sa moitié…
Et c’est parti pour un tour de chant comptant une grosse dizaine de titres, dont l’ouverture n’est autre que Be quiet and drive (far away). Pas question de fuir face à la déferlante en provenance directe de Sacramento. Titre après titre, on est un toujours un peu plus captif de l’ambiance générale émanant de la scène. Chino et consorts semblent jouer comme jamais et face à des foules plus nombreuses que jadis. Oui Deftones a trouvé la recette, Deftones a touché la grâce et cette dernière rejailli à chaque instant dans ses concerts, qu’il s’agisse des festivals ou depuis les dates suivant la sortie il y a presque un an jour pour jour (le 22 août 2025 pour être précise) du remarquable et très attendu Private music. Bon pas de Back to school (mini maggit) pour les aficionados de la première heure, mais rien d’étonnant: la setlist est plutôt figée pour les festivals et de toute façon le titre n’est plus à l’ordre du jour depuis 2022. Pas de déception à avoir mais beaucoup de plaisir: les nouveaux titres, tels My mind is a Mountain, Locked club (enchainé avec le précédent cité), Infinite source (SU-PER-BE!) ou encore Milk of the Madonna conclu avec l’outre de Souvenir. Fin du spectacle, on se laisse à rêver à un nouveau passage dans l’Hexagone dans une tournée des Zénith pourquoi pas… fin du rêve en un instant… quoique, arrête de rêver! De toute façon, c’est désormais l’heure de se restaurer.
On profite donc d’un temps mort, le concert de Rise of the Northstar pour se sustenter. ROTNS, un temps mort? Ne pouvant shooter sans restriction le groupe, nous avons décidé avec Benoît d’apprécier le concert de la formation parisienne avec moins d’empressement que les autres. c’est donc depuis les stands de poutines, puis de crêpes que nous écoutons pour l’essentiel les titres nu metal. Concrètement, le show est bon, efficace mais sans grande surprise pour l’avoir vu il y a peu aux Eurockéennes. ROTNS, c’est du lourd, les poutines au juste prix dans les Ardennes aussi.
Comme évoqué plus haut, pour voir davantage de clichés pris lors du festival, voici le lien vers le report photo de Benoît GILBERT de cette journée.
-Mots: Emilie BABÉ
-Crédit photos: Benoît GILBERT
Merci à toute l’équipe du Cabaret Vert pour cette première journée de folie 😉