C’est une collaboration inattendue mais diablement efficace qui vient d’ébranler la scène rock et metal française. D’un côté, Last Train, fer de lance d’un rock organique et cinématique (marqué par leur récent album III et des passages remarqués sur les scènes de Rock Werchter et Rock en Seine) ; de l’autre, LANDMVRKS, machine de guerre metalcore tout juste revenue d’une tournée triomphale en Amérique latine. Ensemble, les deux formations fusionnent leurs univers pour donner naissance à The Very End Of Every Me.
Une alchimie parfaite entre mélancolie et brutalité
Même si les esthétiques de départ divergent, le morceau trouve un équilibre saisissant. Les couplets laissent la part belle aux textures atmosphériques et ténébreuses chères à Last Train, portées par la voix écorchée de Jean-Noël Scherrer. Le morceau s’ouvre ensuite progressivement pour libérer l’énergie rentrée de LANDMVRKS, notamment lors d’un passage en français assuré par Florent Salfati, avant d’exploser dans un final homérique. Le résultat offre un visage plus incisif pour les premiers, et une facette plus nuancée pour les seconds.
Les amateurs de live pourront d’ailleurs savourer cette effervescence très prochainement en Belgique : Last Train investi la scène de l’Ancienne Belgique à Bruxelles le 1er octobre, tandis que LANDMVRKS y retournera le 28 novembre pour assurer la première partie de Papa Roach à l’ING Arena. Une rencontre au sommet qui confirme la santé insolente de la scène hexagonale.