BABYSHAMBLES + GETDOWN SERVICES, samedi 27 juin 2026, La Philharmonie de Paris

Rédigé le 29/06/2026
Alexandre Lamy

Le samedi 27 juin, la Grande salle Pierre Boulez ouvrait la 16e édition du festival Days Off avec une soirée so british. En tête d’affiche, le retour des Babyshambles, treize ans après leur dernière apparition. En première partie, les Anglais de Getdown Services.

Le duo de Bristol a ouvert le bal à sa manière. Josh Law et Ben Sadler, deux délurés, ont chauffé la salle avec leur disco-punk bricolé et leur humour pince-sans-rire. Au bout de quelques morceaux, on était embarqués par ce set what the fuck, quelque part entre le concert et le sketch. Énergie déglinguée, bonne humeur communicative, mais on se demande tout de même ce qu’ils font ici.

Il est 21h10 quand les Babyshambles montent sur scène. Killamangiro lance les hostilités, et le ton est donné : une heure et demie de classiques piochés dans Down in Albion et Shotter’s Nation, joués avec une précision et une envie qu’on n’attendait pas forcément après tout ce temps.

Le lieu est exceptionnel, l’acoustique remarquable, et le quatuor en profite pour dérouler sans temps mort les titres qui ont fait sa légende : Delivery, 8 Dead Boys, Back From the Dead, You Talk, Baddie’s Boogie, Unstookie Titled. La Belle et la Bête et French Dog Blues trouvent un écho particulier dans la salle parisienne. Glissé vers la fin du set, Dandy Hooligan, le single ska sorti fin 2025 et enregistré en partie dans la Normandie où vit désormais Doherty, prouve que ce retour ne tient pas que de la nostalgie. Seul bémol : Mick Whitnall, à la guitare, semble un peu à côté par moments, sans doute à cause de soucis de son, mais sans que cela n’entache la performance du quatuor.

Et puis il y a Pete. Le revoir en forme, la voix bien en place, visiblement heureux d’être là, fait plaisir à entendre comme à voir. Sur Albion, toute la salle chante avec lui ; en clôture, le classique Fuck Forever met le feu à cette magnifique enceinte. Treize ans après, le retour est plus que convaincant.