Release Party pour LAFAYETTE en première partie de Thornhill

Rédigé le 19/06/2026
Axel Poyet

Alors que tous les yeux étaient tournés vers le concert de Linkin Park au Groupama Stiadium mardi soir à Lyon, un autre concert fort sympathique avait lieu au même moment. Retour sur une très belle soirée au Club Transbo, pour la release party de LAFAYETTE en première partie de Thornhill.

LAFAYETTE – Une menace atomique qui vient du coeur

LAFAYETTE se positionne clairement comme une étoile montante de la musique extrême française. Souvent classé entre le metalcore et le screamo, le quatuor lyonnais enchaîne les dates, et prouve que leur place sur le devant de la scène est bien méritée. Le groupe profitait de cette date à la maison pour fêter la sortie de son nouvel EP This Prison In Me.

Il est 20h quand les enceintes diffusent Gangsta’s Paradise, synonyme d’un début de set approchant. Entrée sur scène et les premières notes de A Soul With No Gun résonnent. L’ambiance est posée, l’énergie est tout de suite impressionnante et le public répond présent. Le groupe enchaîne avec Holding Back The Light, un autre morceau de leur premier album, Deliver Us. Il fait déjà extrêmement chaud.

LAFAYETTE fête son nouvel EP (Crédit photo : Pierre Target)

Pendant les trois quarts d’heure de set, la formation jouera le nouvel EP dans son intégralité. Si on connaissait déjà les singles Atomic Threat From The Heart – une claque brutale qui retournera la salle – et This Prison In Me – qui me fera verser une larme par sa puissance émotionnelle, on découvre les deux autres titres. Hell For Leather me prend aux tripes dès le premier riff. C’est violent. Ça tabasse. Le refrain est terriblement catchy et je sens déjà que je vais enchaîner les écoutes dès le lendemain. On retrouve des vibes empruntées à Bring Me The Horizon, mais j’ai aussi l’impression d’entendre des touches de Ghost dans les coeurs du refrain.  Le dernier morceau de l’EP c’est Split. Ils l’avaient déjà joué lors de leur passage au Fil à Saint-Etienne, mais je l’ai trouvé encore mieux exécuté cette fois. C’est un morceau qui fout l’ambiance. Olivier (le chanteur) invite tout le monde à sauter, et ça fonctionne très bien.

En bref, un set impressionnant pour célébrer d’un excellent EP à écouter de toute urgence. LAFAYETTE aura même pris le temps de répondre à mes questions dans l’après-midi, et on vous partage tout ça très vite.

Thornhill – Retour aux sources

J’avais déjà pu voir les Australiens de Thornhill lors de leur passage à la Rayonne à Lyon en première partie de Polaris et j’avais vraiment adoré leur set. J’étais donc très curieux de les revoir sur les planches. En coulisses, ils nous confieront être sur la fin d’une très grosse tournée et ravis de retrouver une petite salle. Et c’est effectivement ce qui s’est ressenti pendant leur set.

Techniquement, le quatuor originaire de Melbourne envoie du très lourd. C’est carré, ça frappe fort, et on ne peut pas s’empêcher de focaliser sur la performance vocale de Jacob Charlton, impressionnant.

Thornhill retourne le Club Transbo

Le Club Transbo était peu rempli (la présence de Linkin Park au Groupama Stadium n’aidant pas) mais les personnes présentes étaient clairement là pour en profiter à fond. Ça pogote, ça bouge, ça danse, ça chante. On est dans une vraie soirée rock, dans un club, et c’est finalement ce qu’on aime le plus. Moment fort de la soirée : Jacob invite le public à monter sur scène. J’hallucine. Le Club Transbo s’empresse de rejoindre le groupe, l’ambiance est dingue. Il ne reste quasiment plus personne dans la fosse.

« I need you down there now ! »

Jacob appelle le public à vite retourner dans le pit avant le break de fin. Un wall of death s’ouvre instantanément, le break part, le pit aussi. Incroyable.

En bref, une superbe soirée metal, comme on les aime. LAFAYETTE continue de m’impressionner de date en date et signe un EP exceptionnel. Et Thornhill a fait parler l’expérience en proposant un set parfait techniquement. Un plaisir.

Un immense merci à Sounds Like Hell pour l’invitation.