Overpass, Elsewhere, Always.

Rédigé le 17/06/2026
Jean-Christophe Tannières

L’un de nos groupes british fétiches, comprenez Overpass, vient enfin de sortir son LP intitulé Elsewhere, Always. Un album paru le 05 juin dernier.

Petite présentation d’Overpass.

Overpass est un quatuor britannique originaire de Birmingham, à l’instar notamment d’Editors. La formation s’articule autour de Max Newbold, leader à la voix puissante et déjà charismatique. Le grand fait d’armes d’Overpass, celui par lequel ces petits british se sont révélés à nous, est l’EP Dependent dont sont extraits le morceau au titre éponyme bien évidemment et surtout l’excellent Take It Or Leave It cartonné à tours de platines comme de plateformes numériques. Take It Or Leave It: le tube avec un grand T qui, à lui seul, a fait d’Overpass notre gros coup de coeur, ce quatuor britannique à qui la formule « l’essayer c’est l’adopter » va à ravir! Overpass s’est aussi distingué en écumant les premières parties d’Inhaler et autres Wunderhorse.

Se faire sa place dans un monde compliqué et complexe.

Un thème récurrent jalonne Elsewhere, Always, présent pratiquement depuis le morceau inaugural Union Station. Il réside dans le fait de gagner sa place dans un monde en perpétuelle compétition et en mouvement permanent. Overpass n’est pas, loin s’en faut, la première formation qui aborde ce thème, mais Max Newbold et les siens ont le mérite de le faire plus en profondeur. La voix de Max y est d’ailleurs pour beaucoup, notamment sur le tourmenté Is This Real ou l’épique Heaven que Coldplay n’aurait pas renié.

Une énergie débordante et des guitares incisives.

Sur la plupart des dix morceaux d’Elsewhere, Always comme par exemple sur Take It Or Leave It, la recette d’Overpass se révèle être toujours la même. Elle consiste en une énergie musicale débordante couplée à des guitares incisives au son aérien. Des guitares dont Sandman, Union Station et autres Heaven usent avec délectation. Un risque donc payant et une formule qui manifestement s’avère gagnante, alors pourquoi en changer car bien hélas, en cherchant à tout prix à se réinventer, les groupes se perdent souvent en chemin.

Entre dynamisme et introspection.

L’énergie communicative véhiculée par Get Up, I Will ou Union Station contraste formidablement avec l’introspection qui caractérise Spinning, Fall In Love et Bonnie And Clyde. Sur ce dernier, à l’allure très folk, on ne reconnaît évidemment pas le style Overpass, la formation de Birmingham nous prenant de fait par surprise et à contre-pieds. Une incursion dans la folk Made in Hugo Barriol ou Ziggy Alberts qui prouve que Max Newbold et ses comparses ont visiblement plus d’une corde à leur arc.

Un album quasiment sorti avant la sortie officielle.

Sur les dix morceaux que comporte Elsewhere, Always, pas moins de cinq ont vu le jour en tant que singles avant la sortie, signe que cet album d’Overpass a connu en amont une importante médiatisation. Des singles fertiles en émotion autant qu’en grosses guitares aériennes. Dans l’ordre de parution, il y a eu Union Station, Sandman, Heaven, Is This Real et enfin Fall In Love. Peu de place ensuite pour la découverte, mais des pépites telles que Spinning, I Will ou Get Up ne sont pas en manque de considération et montrent qu’elles ont de la gueule, n’ayant nullement à souffrir de la comparaison avec Union Station et Heaven notamment.

Elsewhere, Always a donc positivement répondu à nos attentes, lesquelles furent déjà parfaitement comblées par Sandman et autres Union Station. Nous étions conquis par l’EP Dependent, Elsewhere, Always s’est chargé de confirmer tout le bien que l’on pensait déjà d’Overpass.

Elsewhere, Always: entre énergie, bonnes guitares et émotion à fleur de peau!

Morceaux conseillés: Heaven, I Will, Union Station, Get Up.

Jean-Christophe Tannieres