Le grand retour des Hollywood Porn Stars : l’onde de choc liégeoise

Rédigé le 16/04/2026
Mathilde Morvan

C’est le séisme que la scène indie belge n’attendait plus. Vingt ans après leur dernier effort studio, les Liégeois de Hollywood Porn Stars brisent le silence avec un nouveau single, « Double You Double You ». Diffusé en avant-première sur Classic 21 ce jeudi 16 avril 2026, le titre annonce officiellement le retour aux affaires d’un groupe devenu culte.

Un son moderne sculpté par un orfèvre américain

Pour marquer ce nouveau chapitre, la formation n’a rien laissé au hasard. Le morceau a été mixé par John Goodmanson, un nom qui fait écho aux plus grandes heures du rock alternatif, lui qui a collaboré avec Weezer, Nada Surf, Blondie ou encore Sepultura.

Ce titre est le premier acte de l’album WW, dont la sortie est d’ores et déjà calée pour octobre 2026. À travers une esthétique sonore sombre, le groupe livre une allégorie des tensions contemporaines. Entre paysages dévastés et instabilité mondiale, le refrain ironique « It’s a wonderful world » résonne comme un cri de distance critique, fidèle à l’esprit incisif qui a forgé leur réputation.

Une force brute héritée des années 90

Formé en 2002 à Liège, le groupe avait brûlé les étapes, signant sur le label français Naïve peu après leurs débuts. Leur ADN musical, puisé dans l’énergie de Nirvana, des Pixies ou de Sonic Youth, leur avait permis de conquérir les plus grandes scènes internationales, des Vieilles Charrues au Solidays, en passant par le Paléo et l’Eurosonic.

Avec plus de 300 concerts au compteur et un Octave de la Musique récompensant leurs performances scéniques, les Hollywood Porn Stars reviennent avec la même énergie brute et ces riffs de guitare puissants qui les avaient imposés comme l’un des meilleurs groupes live du pays.

Le réveil d’un géant de l’indie

Après avoir foulé les planches de l’Ancienne Belgique, de Dour et du Pukkelpop, ce retour en 2026 sonne comme une reconquête. Le duo liégeois n’a rien perdu de sa superbe et semble prêt à prouver que le rock indépendant belge a encore de très beaux jours devant lui.