Wet Leg aux Nuits de Fourvière : entre rock et fumée

Rédigé le 14/07/2026
Axel Poyet

Veille de fête nationale, j’étais de retour aux Nuits de Fourvière pour une soirée rock au féminin. Au programme : Los Bitchos et Wet Leg. J’avais des grosses attentes sur ce concert, étant notamment très fan du deuxième album des Britanniques, Moisturizer. Je vous raconte tout ça.

Los Bitchos – Show aux 1000 influences

20h30. Il fait encore très chaud sur la colline de Fourvière quand les membres de Los Bitchos rentrent sur scène. Groupe majoritairement féminin, et ça fait plaisir à voir (#MoreWomenOnStage). La formation propose un set 100% instrumental et musicalement, ça part dans tous les sens. Si l’ambiance générale est plutôt rock, on sent également énormément d’influences diverses. L’omniprésence des percussions y est sûrement pour quelque chose !

Los Bitchos avait pour tâche d’ouvrir la soirée

Pendant 45 minutes, le groupe fait danser les Nuits de Fourvière. Une ouverture de soirée estivale, qui colle à merveille avec une veille festive de jour férié. Personnellement j’ai mis un peu de temps à rentrer complètement dans l’univers proposé, mais la deuxième moitié de set, beaucoup plus dynamique, m’aura conquis. Une très belle mise en bouche !

Wet Leg – Rock, fumée, et strobo

La nuit est tombée, les lumières s’éteignent, et les machines à fumée crachent fort quand la formation britannique foule à son tour les planches du Grand Théatre de Fourvière. catch these fists en ouverture. Un de mes morceaux préférés. L’ambiance décolle instantanément mais… On ne verra pas la scène de tout le morceau. La fumée est omniprésente et on peine réellement à distinguer les artistes. La scénographie est pourtant très rock, des grands panneaux de strobos en fond, des gros amplis, tout ce qu’il faut pour accompagner les riffs tranchants de Wet Leg.

Musicalement, c’est précis, et ça marche bien. Le son aura eu besoin de quelques minutes pour être parfait, mais comme toujours aux Nuits de Fourvière, la qualité sonore est au rendez-vous. Je passe une moitié de set en fosse, la foule danse, chante, crie. Je suis personnellement plus emballé par les morceaux tirés du deuxième opus, mais aussi parce que je le connais mieux que le premier. Mais la setlist reste équilibrée et il y en aura pour tout le monde.

Wet Leg devant son public bouillant

Autre surprise : je m’attendais à voir globalement le duo Rhian / Hester sur le devant de la scène, avec le reste de la formation un peu en retrait. C’est finalement Rhian seule qui anime  les débats, Hester restant moins en lumière. Le bassiste en revanche dégage une grosse énergie, d’autant plus que je suis positionné juste devant lui. Petit coup de coeur du soir : la BC Rich Mockingbird transparente de Rhian, quelle beauté (et en plus, ça sonne bien !).

En bref, malgré une petite déception liée à la fumée omniprésente et à mes attentes sûrement trop importantes, on a quand même eu le droit à une très belle soirée rock. Le Grand Théatre de Fourvière reste un incontournable de la scène estivale lyonnaise, et c’est toujours un plaisir de m’y rendre.

Un immense merci aux Nuits de Fourvière pour l’accréditation.