Je ne vous apprends rien si je vous parle des températures en ce moment en France. En revanche, la semaine dernière ça sentait déjà bon l’été au Transbordeur à Lyon avec la venue de Elephanz. Retour sur une soirée pop rock qui donne le sourire.
Louise Combier – Pop fraîche et scintillante
La Lyonnaise Louise Combier avait la charge d’ouvrir le bal dans un Club Transbo déjà bien rempli. Il est 20h lorsque l’artiste arrive seule sur scène, dans une petite robe aussi scintillante que la pop qu’elle nous propose.
Pendant une demi heure, on écoute, curieux, en souriant, en trémoussant légèrement. C’est frais, c’est beau. La chanteuse locale alterne entre des morceaux aux piano, et d’autres en bande son. Ce qu’on apprécie dans sa prestation c’est le mouvement. Louise Combier danse et nous donne envie d’en faire autant.
Une performance tout à fait dans le thème de la soirée, qui s’annonce estivale.
Elephanz – Soleil, guitares et émotions
A 21h, le duo français entre sur scène. Les deux frères sont accompagnés de deux musiciennes, une bassiste et une batteuse. Toujours un plaisir de voir plus de présence féminine dans le monde du rock (on le pose ici, #MoreWomenOnStage).
Le set s’ouvre sur l’excellent I Don’t Wanna Know, tiré du dernier opus du groupe, sorti en 2025, LOVE. HURT. REPEAT. Comme nous le diront Jonathan et Maxime Verleysen, les histoires d’amour sont au coeur de la musique d’Elephanz. Les deux frères vivent pour tomber amoureux, et on tombe amoureux de leur musique.
Le moment passé avec Elephanz est frais, drôle, dansant. Les interactions entre le groupe et l’audience sont nombreuses et toujours de bon goût. Comme je le dis toujours, j’aime voir les artistes prendre du plaisir sur scène, et la formation était de toute évidence ravie de revenir au Transbordeur.
Musicalement, c’est carré. La base rythmique – bien qu’en retrait visuellement – est solide. Les deux frères se partagent le chant, l’un aux claviers, l’autre à la guitare. Ça fonctionne très bien. Si la French Touch est bien présente, on retrouve aussi des sonorités à la MGMT qui me parlent beaucoup.
Niveau setlist, le groupe est là pour défendre leur dernier album, mais pas que. Sur 18 titres joués, 9 sont tirés de LOVE. HURT. REPEAT. On retrouve ensuite 4 titres de leur tout premier opus Time For A Change, un morceau de leur album francophone Rien De Personnel mais ce qui m’a particulièrement séduit c’est le choix de garder tous les morceaux de l’album Elephanz – sorti en 2017 – pour le rappel. Il s’agit certainement de leur disque le plus connu, et le groupe a choisi de faire languir son public tout le set avant d’envoyer successivement Maryland, The Catcher in the Rye, Bullitt et Blowing Like A Storm. Original. Efficace.
Pendant l’heure et demie du set, la réponse de l’audience fut sublime. Quelle ambiance ! Le public chante, danse, crie. Il faisait chaud au Club Transbo, des soirées comme on les aime.
En conclusion, encore un très beau moment passé à Lyon. Elephanz est définitivement un groupe à voir sur scène, si vous avez envie d’aller vous coucher avec un grand sourire scotché sur les lèvres.
Un immense merci à Mélanie (Eldorado) pour l’accréditation.
