Lundi 18 mai. Après quelques semaines de congés bien méritées, votre rédacteur lyonnais préféré est de retour et pas pour n’importe quelle date. Soirée au Club Transbo, avec le Canadien Jutes. 800k followers sur Instagram seulement, je ne comprends toujours pas comment une telle notoriété ne lui permet pas de remplir une plus grande salle, mais en tout cas le concert est complet et s’annonçait grandiose. Et spoiler alerte : il l’a été.
Ally Nicholas – Dark emo et émotions adolescentes
Il est 20h quand les lumières du Club s’éteignent. Ally Nicholas et ses deux musiciens sont déjà sur scène et accordent leurs instruments. Que la fête commence.
L’ambiance est posée dès le premier morceau. C’est rock, c’est sombre, c’est énergique. La voix de la chanteuse originaire de Chicago est incroyable et prend aux tripes. Pendant une demie heure, elle nous propose un set qui joue avec les limites entre le grunge et un rock emo. Quelque part entre Avril Lavigne et Billie Eilish.
Le public, déjà en place bien avant le début (Jutes et sa fanbase), est ravi de la prestation et nous aussi. Je suis particulièrement friand d’artistes qui n’hésitent pas à montrer leur joie d’être sur scène, et Ally Nicholas a clairement montré sa reconnaissance. Une très belle première partie.
Jutes – Pop metal charismatique
Le Club Transbo est plein, le public s’impatiente et le fait savoir. Non pas que le concert ait pris du retard, pas du tout. Juste une audience trop excitée à l’idée de se retrouver à quelques mètres du Canadien.
Les premières notes de Left on Dilworth, premier morceau du dernier album sorti en 2025, retentissent. Les musiciens – un guitariste, un bassiste et un batteur – rentrent sur scène. Jutes chante les premières phrases depuis les coulisses. Dès les premières secondes, sa voix colle les frissons. A son arrivée sur scène, la foule explose.
Pendant près d’une heure et demie, le Canadien enchaîne ses tubes, mais également plusieurs morceaux qui ne sont pas encore sortis. On notera notamment White Butterflies que le chanteur dédicacera à sa femme, Demi Lovato, et Goodnight (Interlude). Jutes en profite d’ailleurs pour annoncer à ses fans la sortie prochaine d’un nouvel album.
Un concert de Jutes s’organise comme une séance de thérapie collective. Sur des sonorités metal mais mélodiques, il propose des textes forts, émotionnels, qui prennent aux tripes autant que les notes. Le concert est très produit, et l’utilisation d’effets est très présente mais le tout reste vraiment bien fait et le résultat final est impressionnant.
Ce qui m’aura le plus marqué, c’est le charisme infini de l’artiste. Le gars est drôle, présent, interagit en permanence avec son audience. On ne voit que lui sur scène et le set file à une allure folle.
En bref, une soirée extraordinaire. Mes attentes pour ce concert étaient très modérées et ont été très largement dépassées. Si vous avez l’occasion de voir Jutes en live, foncez !
Un très grand merci à Lucie et Julia pour l’accréditation.
